Flash-Ball à Notre-Dame-des-Landes : la méthode PS-EELV

Publié le

Flash-Ball à Notre-Dame-des-Landes : la méthode PS-EELV

Huit semaines après la manifestation historique contre l’Ayrau-port de Notre-Dame-des-Landes, trois manifestants blessés au visage par des tirs de Flash-Ball dénoncent la violence policière. Quentin, Emmanuel et Damien ont désormais un œil aveugle, peut-être pour toujours. Mais ce n’est que l’aspect le plus révoltant d’une répression qui a été bien plus vaste.

La salle des comparutions immédiates était pleine et tendue, le mardi 1er avril, au tribunal de grande instance de Nantes. Étaient jugés ce jour-là quatre camarades, perquisitionnés et arrêtés la veille à l’aube, pour des faits remontant à la manifestation historique du 22 février contre l’Ayrau-port de Notre-Dame-des-Landes, qui avait réuni 50.000 personnes.

Les médias ont parlé de ville « saccagée », de « black blocks »... et de policiers blessés. Ils ont omis d’évoquer les centaines de manifestantes et de manifestants molestés, dont trois qui ont perdu un œil suite à des tirs de Flash-Ball, et la parodie de justice qui a suivi.

Le 24 février déjà, cinq personnes étaient passé en comparution immédiate. De l’aveu même de la procureure, il ne s’agissait nullement des « casseurs » visés.

Le 1er avril ne fut pas plus tendre, loin s’en faut. Là encore, les accusés étaient loin de répondre au stéréotype de cet insaisissable « black block ». La peine la plus dure touche E., qui a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt, pour avoir fabriqué un fumigène et lancé un pavé en direction de la barrière anti-émeute. Deux autres ont pris quelques mois de prison ferme sans mandat de dépôt, et un dernier quatre mois de sursis, au terme d’un procès dont l’issue semblait être fixée d’avance.

La répression tente d’étouffer les luttes sociales. Face à cet État policier, nous répondrons par les luttes. Les répressions n’auront jamais raison de nos utopies ni de nos combats. La solidarité est notre arme. Solidarité avec tous les blessés et inculpés du 22 février !

Mathilde (AL Nantes)

Commenter cet article