Mise en examen de policiers dans la mort de lahoucine aït omghar à montigny-en-gohelle

Publié le

Mise en examen de policiers dans la mort de Lahoucine Aït Omghar à Montigny-en-Gohelle : la reconstitution aura lieu le 16 juillet 2015 Le 16 juillet 2015, à 10h, se déroulera la reconstitution de l’interpellation ayant mené à la mort de Lahoucine Aït Omghar le 28 mars 2013 après avoir reçu 5 balles de la part de policiers.

Celle-ci a pour but de clarifier plusieurs points du dossier : la présence ou l’absence d’éléments justifiant l’usage d’armes à feu ; la distance des tirs par rapport à la victime ; la présence ou l’absence d’éléments objectifs indiquant la dangerosité cette dernière ; et, enfin, la vraisemblance des témoignages des policiers quant au déroulement des faits.

Parmi les quatre policiers mis en cause dans ce drame, l’un a été mis en examen pour homicide volontaire, et deux autres pour tentative d’homicide volontaire.

Le matin du drame, la victime, 26 ans, revendeur de voitures constitué en autoentreprise, quittait l’Etap’ Hôtel de Cambrai. Mécontent de sa nuit, Lahoucine Aït Omghar avait exigé un remboursement. L’agent d’accueil lui aurait alors expliqué qu’il n’y avait pas d’argent dans la caisse et qu’elle ne pouvait effectuer de remboursement. Lorsqu’il est reparti, elle en aurait fait part à sa supérieure hiérarchique. La gérante aurait appelé la police, se plaignant d’une « tentative de braquage », que conteste formellement un client allemand, témoin de la scène. C’est alors qu’elle aurait transmis les coordonnées de Lahoucine Aït Omghar, enregistrées à son arrivée.

Rentré rue Lassigny à Montigny-en-Gohelle, où se trouve sa résidence familiale, le jeune homme s’est donc retrouvé face à quatre policiers armés, vêtus de gilets pare-balles. Quelques instants plus tard, il décédait sous leurs balles.

La famille de la victime, qui vit toujours sur les lieux du drame, assistera à la reconstitution avec son avocat, Maître Cousin, qui exerce au sein du cabinet Dupont Morretti. Pour Hamid, son jeune frère, qui mène le combat pour la vérité et la justice au sein du collectif de familles de victimes Urgence Notre Police Assassine, il s’agit d’enfin y voir plus clair dans les derniers instants de la vie de Lahoucine, et d’avancer vers un procès à la hauteur des enjeux. « On nous dit que Lahoucine avait des ciseaux dans la main, et qu’en cela, il était considéré dangereux – au point, visiblement, de le tuer. C’est complètement ahurissant. » La juge d’instruction avait, à l’origine, refusé la demande de reconstitution. Celle-ci a enfin été autorisée le 9 avril dernier, à l’issue de l’appel de sa décision par l’avocat de la famille.

COLLECTIF VERITE ETJUSTICE POUR LAHOUCINE et COLLECTIF URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE

Commenter cet article